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 Grippe aviaire et Bruxelles

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Eléonore Visart



Nombre de messages : 29
Localisation : Hainaut Belgique
Date d'inscription : 09/01/2006

MessageSujet: Grippe aviaire et Bruxelles   Dim 12 Mar à 17:43

Massacre dans une commune de Bruxelles:

Bruxelles. La psychose entourant la grippe aviaire vient d'atteindre
un point culminant dans la commune de Dilbeek où le bourgmestre,
Stefaan PLATTEAU, a chargé des chasseurs d'abattre une centaine
d'oiseaux fréquentant l'étang de Schepdaal.

C'est suite à la demande d'un éleveur influant de la
Bullenbergstraat que le bourgmestre de Dilbeek a ordonné l'abattage
d'une centaine d'oiseaux domestiques et sauvages autour de l'étang
de Schepdaal (Brabant flamand). L'éleveur craignait que les oiseaux
n'infectent ses vaches…

Stefaan Platteau a écouté et compris les craintes de l'éleveur,
décidant ensuite de la solution extrême. Il a chargé des chasseurs
d'abattre tous les oiseaux autour de l'étang. Parmi ceux-ci, des
anatidés (canards, oies) domestiques mais également sauvages
(Canards colverts, Bernaches du Canada).

La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) va
prendre contact avec des consoeurs SPA afin d'envisager de déposer
une plainte commune contre l'Administration communale de Dilbeek et
son Bourgmestre.

Ce fait dramatique démontre l'état de psychose actuel dû à une
mauvaise information et à une décision de confinement un peu hâtive
dans notre pays. De très nombreuses personnes considèrent les
oiseaux sauvages (migrateurs ou non) comme un danger permanent.
Certains les fuient, d'autres les repoussent, d'autres encore
décident de les abattre.

Le secrétariat national de la LRBPO reçoit quotidiennement de
nombreux appels à ce sujet. Ce matin encore, un membre de
l'association signalait qu'un habitant de Zellik, refusant de
confiner ses oies, passait son temps à tirer sur le moindre oiseau
osant s'aventurer dans son jardin.


Si la grippe aviaire ne menace actuellement encore aucun de nos
oiseaux, la bêtise humaine a déjà causé la mort de plusieurs
centaines d'entre eux. La LRBPO signale aussi que les Centres de
Revalidation pour Oiseaux Handicapés (CROH) enregistrent le nombre
d'entrées le plus faible à cette époque depuis la création du
réseau, en 1979. Les personnes découvrant un oiseau blessé ou malade
paniquent et le laissent sur place…





Hugues FANAL
Directeur
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Eléonore Visart



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MessageSujet: Grippe aviaire: l'horrible massacre.   Dim 12 Mar à 17:47

Voici un bon message de Franz Weber:

Grippe aviaire : l'horrible massacre
par Alika Lindbergh
jeudi 9 mars 2006


Sources : Les textes sont extraits du Journal de la Fondation Franz
Weber (Suisse) N° 74 -

GRIPPE AVIAIRE : L' HORRIBLE MASSACRE
Décidément, l'humanité ne s'améliore pas, et la prétendue barbarie
de nos ancêtres n'était pas plus noire que la violence partout
présente aujourd'hui, et sous ces aspects les plus cruels. Mais, non
contents d'être violents, les hommes modernes sont paradoxalement
devenus des poules mouillées. ( et c'est bien insultant pour les
pauvres poules ! ). La moindre menace sur leur bien-être paraît aux
gens de notre époque tout simplement inconcevable et, pour s'en
préserver, la réaction ordinaire, immédiate, est de frapper à tort
et à travers, de détruire, de tuer, encore et toujours.

LA PANIQUE AGGRAVE LA CATASTROPHE
On a pu constater lors de l'apparition de la maladie de la vache
folle ( que notre stupidité et notre cupidité avaient déclenché par
des pratiques alimentaires aberrantes, comme de nourrir des
herbivores avec des granulés à base de viande d'équarrissage ! ).
Les charniers de pauvres vaches et de moutons, abattus en masse - et
en parfaite santé - furent complaisamment exhibés sur nos écrans de
télé, et un seul homme politique, François Bayrou, d'origine
paysanne il est vrai, eut la dignité et le courage de s'en avouer
bouleversé. Pour tous les autres, rassurer n'importe comment leurs
précieux électeurs était bien plus important que la souffrance de
milliers d'êtres vivants et sensibles, sacrifiés sans utilité aucune
sur hauteur d'une peur adjecte.
Nous revoici confronté au même problème avec l'épouvantail de la
grippe aviaire, brandi et agité à tous bouts de champs à travers
tous les canaux de communication, au point de provoquer une panique
aussi insensée que dangereuse.

Toute panique aggrave les effets de la catastrophe qui l'a
déclenché. Celle-ci, lancée par les hommes de pouvoir et de
l'information, soutenue ou discutée par des scientifiques, sous
prétexte de précaution et de prévention, pourrait bien aboutir à un
véritable désastre écologique. Mais de cela, l'information qui
relaie les rumeurs les plus alarmistes, se moque bien : au
contraire, les désastres, c'est du sensationnel, de la bonne
copie ! .......
La crainte d'une pandémie pousse en effet les humains, et cela un
peu partout, à faire ce qu'ils font communément sous l'empire de la
peur : tuer, brutaliser et détruire, massacrer voire éradiquer
d'autres espèces. C'est que, dûment médiatisée, la menace
potentielle d'une épidémie grippale dangereuse terrorise les
populations, et les arguments scientifiques les plus rassurants, les
plans d'urgence éventuels mis en place, etc........ ne rencontrent
que méfiance et incrédulité parmi ceux qu'on a trop souvent abusés
Tchernobyl est encore présent dans les mémoires et désormais, tout
discours rassurant, fut-ce d'experts, pouvant dissimuler des
mensonges éhontés, personnes ne l'écoute. Quant aux innombrables
contradictions entre les divers avis d'experts et une information
avide de sensationnel, elles ne font qu'embrouiller les choses.

HARO SUR LES OISEAUX MIGRATEURS
D'une part, on affirme que le virus touche ( et non "pourrait
toucher" ) tous les oiseaux, et qu'il n'y a pas de limite spécifique
à la transmission, d'autre part, de tout aussi éminents
ornithologues déclarent à juste titre qu'on n'en sait rien. Rien ne
permet de dire que certaines espèces ne pourraient opposer une
barrière au virus. Rien non plus ne permet d'affirmer que l'épidémie
vient du ciel avec les migrations d'oiseaux sauvages plutôt que
collée aux semelles des innombrables voyageurs humains, porteurs
sains ou non, mais...... porteurs.

On nous dit d'une part qu'en Turquie et en Roumanie il semble que la
propagation se fasse par les oiseaux migrateurs, mais d'autre part,
le même expert distingué signale qu'aucun oiseau sauvage n'a été
retrouvé mort de la grippe aviaire dans ces mêmes pays........ Bref,
d'un jour à l'autre, on nous dit tout et son contraire.
Ce qui est sûr, en revanche, c'est que la faune ornithologique du
monde entier, déjà tellement menacée par les nuisances humaines de
toutes sortes, risque de faire les frais de la peur d'une nouvelle
peste : en république Tchèque, Lucie Hoskova, de l'association
ornithologique tchèque, signale que des nids d'oiseaux migrateurs
sont détruits par des vandales, afin d'empêcher leur retour au
printemps prochain, et que les nids des d'hirondelles, en
particulier, sont des cibles fréquentes, parce que ces oiseaux
construisent souvent leur nid auprès des fenêtres des habitations et
des étables. Pour empêcher de nicher, on installe des filets et on
bouche systématiquement toutes les ouvertures dans les étables pour
les empêcher de nicher. De telles pratiques risquent d'aboutir à
l'anéantissement de ces oiseaux, déjà menacés de disparition du fait
de la pollution et des pesticides.

Les chasseurs français, toujours prêts à se poser en défenseurs de
la nature, préparent leur habituel carnage de migrateurs sous le
vertueux prétexte d'aider au dépistage de la maladie.

A QUAND LES PROTESTATIONS PUBLIQUES ?
Quant aux brutes innombrables, on a pu les voir sur nos écrans
entassant canards et poules, vivants ou morts dans des poubelles
comme de vulgaires déchets, avant de les incinérer. La manière dont
les pauvres volatiles sont saisis, manipulés et écrasés les uns
contre les autres a révolté beaucoup de braves gens, mais qui écoute
les compatissants, au milieu des cris d'alarme ?

En Autriche, en Bavière, en Suisse, en France, les poules, canards
et oies habituellement élevés en libertés, sont désormais confinés
dans des lieux clos ou des cages. Des milliers, des millions
bientôt, d'animaux innocents vont vivre un enfer sur la décision de
théoriciens qui ne semblent pas soupçonner qu'un canard puisse être
tout autre chose qu'un plat cuisiné : un être vivant, sensible, avec
qui on peut nouer des liens d'amitié. Partout, gouvernement et
médias parlent de mesures prises pour protéger l'homme d'une
possible mutation du virus, mais " c'est bel et bien la mortalité
chez les oiseaux que nous devons redouter en cas d'arrivée du virus,
et non pas chez l'homme", dit Bernard Toma, professeur de maladies
contagieuses à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort.

Hélas ! ce qui préoccupe les humains, ce sont les humains, leur
santé, leur confort, et même la catastrophe économique que
représenterait l'abattage des oiseaux d'élevage. Du désastre
écologique, de la souffrance animale, il n'est jamais question dans
la grande majorité des rapports, discours et articles.... La
recherche obsessionnelle du "risque zéro" pour l'homme et l'excuse
de pires massacres, et cela sans états d'âme.

Dans un magazine français, que j'ai sous les yeux, une journaliste
affirme comme un fait ce qu'aucun spécialiste n'oserait dire sans
faire beaucoup de réserves : selon elle, on a des raisons d'être
inquiets en Europe, car " les risques de propagation d'une forme
humaine du virus n'ont jamais été aussi élevés" ..., alors que les
experts disent et répètent qu'aucune forme d'un tel virus,
transmissible entre humains, n'existe actuellement ( même si — cela
va de soi — la vigilance est de rigueur ! ).
Qu'à cela ne tienne, la journaliste affirme gaillardement que le
danger peut venir des migrateurs et que cette grippe asiatique a
réussi à se propager jusqu'en Europe malgré toutes les mesures
prises. Elle oublie comme par hasard de signaler qu'encore une fois,
ce sont les oiseaux qui sont menacés et non les humains. Nous ne
sommes pas revenus au temps de la grande Peste, et il ne s'agit pour
l'instant que de sages mesures préventives. Mais......... les
mesures prises sont-elles valables ?.

Pauvres oiseaux migrateurs, dont le grand voyage annuel est une
aventure épuisante et souvent mortelle, les voici montrés du doigt
comme responsables d'un terrible fléau aux yeux des foules
manipulées...... et des amateurs de tueries pour qui ce sera un bon
prétexte.

UN VIRUS DOMESTIQUE
Or, comme le rappelle l'ornithologue français F.Archaux, le virus
aviaire est bel et bien un virus domestique et c'est l'homme, par
conséquent, qui est le grand responsable, par la manière dont
il "produit" et traite les volailles, que ce soit dans des
conditions concentrationnaires révoltantes ou dans les horribles
élevages en batterie. Les vraies raisons de la diffusion du virus ne
sont pas les merveilleux passages de grues ou d'oies sauvages au-
dessus de nos campagnes ; elles sont dans ces élevages de poulets et
canards exploités dans d'épouvantables conditions en Corée, Chine,
en Taiwan, etc... et, sans aucun doute, dans certains pays européens.

Jouent aussi un rôle dramatique : la contrebande et le trafic
d'oiseaux exotiques comme ce millier d'oiseaux contaminés, saisis le
14 octobre dernier dans un conteneur acheminé clandestinement de
Chine vers Taïwan. Contrebande et trafic sont illégaux, mais fort
peu contrôlés jusqu'ici, car il ne s'agissait " que" de faune
sauvage. On peut se réjouir au moins de voir, pour une fois, ces
contrôles mis en place ou renforcés aux frontières et dans les
aéroports : enfin, ils vont être ce qu'ils auraient toujours dû être
pour la sauvegarde de la nature...... parce qu'il s'agit de sauver
notre peau !!

Quant aux transports mondiaux de poulets élevés en batterie, les
protecteurs des animaux les montrent sans succès du doigt depuis
longtemps. Va t-on enfin remédier à ce crime contre des êtres
vivants, pour sauver la peau de l'homme ? Le vétérinaire Franz-
Joseph Plank nous livre un commentaire précieux à propos des
élevages concentrationnaires :
l'interdiction de laisser les poulets à l'air libre, prononcée à
l'encontre de l'Autriche et de la Bavière, est démunie de tout sens
et sert essentiellement à calmer les esprits - et à duper davantage
encore la population manipulée. Ce ne sont pas les oiseaux évoluant
en pleine nature et les espèces sauvages qui posent problème, mais
bien les animaux enfermés dans la plus grande promiscuité et croisés
jusqu'à obtention des résultats escomptés, pour obtenir une
production accrue de viande et d'oeuf !

Lorsqu'on nous a menti sur les dangers que toute l'Europe encourrait
du fait de la catastrophe de Tchernobyl, il ne faut surtout pas
oublier qu'il s'agissait là, clairement d'une responsabilité
humaine. Mais, pour la grippe aviaire, on peut en accuser la nature,
les animaux et feindre d'ignorer la responsabilité de l'homme....
alors, haro sur les oiseaux !!! et soudain, quel tapage médiatique !
Quel souci d'informer les citoyens ! les trompettes de l'Apocalypse
résonnent et les hommes de pouvoir en profitent pour montrer leur
sens des responsabilités et leur efficacité........
Au prix d'ignobles abattages et destructions en masse, de
confinement des volailles, d'aires de nidification rasées... etc....
etc...
Les mesures prises, qui risquent d'appauvrir encore le patrimoine
naturel de l'humanité et de ruiner les paysans les plus pauvres, ne
peuvent empêcher l'éclosion possible d'une pandémie. On s'attaque
aux symptômes de la catastrophe annoncée, au lieu de s'en prendre
directement à ses causes.

CE QU'IL FAUT FAIRE :
C'est interdire les élevages en batterie qui se sont révélés comme
étant la cause de toutes les épidémies animales majeures de ces
dernières années, telles que la fièvre aphteuse, le ESB, la peste
porcine, ou la salmonellose.

C'est interdire les transports trans-frontaliers d'animaux et de
viande issue des élevages de masse.

Il faut arrêter d'accorder d'exorbitantes subventions aux
producteurs animaliers en masse et aux transports internationaux
d'animaux.

Il va de soi également qu'un respect rigoureux des lois doit assurer
la protection des espèces, et qu'un véritable contrôle extrêmement
sévère du trafic illégal des animaux exotiques doit être mis en
place, non pas seulement en théorie, comme jusqu'à présent, mais sur
le terrain.

Si Ces mesures (*) étaient prises, la menace d'une nouvelle peste
aurait au moins servi à quelque chose de positif et d'honorable.

Fin des textes extraits du Journal de la Fondation Franz Weber
Article . par Alika Lindbergh

(*) Ces mesures iraient à l' encontre de ...
· LEURS intérêts,
· LEURS trafics,
· LEURS profits,
· LEURS privilèges.


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Boswelia

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MessageSujet: Re: Grippe aviaire et Bruxelles   Dim 12 Mar à 17:53

Lamentable !!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Grippe aviaire et Bruxelles   

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Grippe aviaire et Bruxelles
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