L'Art de Vivre

Vivre Juste sur une Terre aimée et respectée
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Quelques réflexions sur la nature et les êtres humains

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Eléonore Visart



Nombre de messages : 29
Localisation : Hainaut Belgique
Date d'inscription : 09/01/2006

MessageSujet: Quelques réflexions sur la nature et les êtres humains   Dim 30 Avr à 19:59

Bonjour,

J'ai pensé que cette lettre de Gérard Charollois était empreinte de "vérités" aussi je viens la partager avec vous...


Eloge de la « réserve d’indiens ».


Le bien peu bucolique « berger » des PYRENEES refuse les ours, à l’instar de son homologue des ALPES qui exècre les loups, comme l’exploitant agricole maudit les buses, le pisciculteur les hérons et cormorans, l’urbain aigri blâme les pigeons ou les moineaux, et ailleurs, sous d’autres cieux des hommes mauvais fulminent contre les éléphants, les tigres, les grands singes, les phoques.

Partout, l’homme déménage la Nature par cupidité, par peur ancestrale, par obscurantisme,par cruauté primaire.

Pour certains grands nuisibles que sont tant d’élus locaux addictifs au développement, à la croissance, au bonheur par les infrastructures, aux investissements, il convient surtout de ne pas faire du canton une « réserve d’indiens ».

Pour ces hommes funestes, ennemis de la terre, toute présence animale devient incongrue, déprédatrice et concurrente et tout espace vierge s’offre en nouvelle frontière à exploiter.

Cette course à la mort est parfaitement abjecte d’un point de vue éthique. Elle est aussi, fort heureusement, suicidaire pour le grand nuisible qui finira par s’anéantir après avoir tout sacrifié à ses caprices et à sa prévarication.

La terre pourrait pourtant accueillir toutes les espèces pour le peu que cessant de croître et de proliférer, l’homme veuille bien laisser à chacune des formes de vies des espaces vitaux.

N’en déplaise aux « élus locaux », tout site n’a pas vocation à devenir un pôle industriel et touristique, une station bétonnée, un espace désenclavé c’est-à-dire enlaidi, empuanti, hostile à la vie.

La forêt, les marais, les rivières non domestiquées vont disparaître puisque partout un « élu local » bêle stupidement qu’il ne veut pas que son trou devienne une « réserve d’indiens ».

Bien sûr, rares sont ceux qui nie la nécessité de sauver la forêt tropicale, de maintenir une biodiversité, de conserver les formes animales et végétales diverses, mais à la condition qu’il puisse réaliser, chez lui, son petit lotissement, sa zone artisanale, l’extension de son port de plaisance et de ses pistes de ski.

Très rares, parmi ces élus, sont ceux dont le degré d’abrutissement est tel qu’ils souhaitent ouvertement la disparition des derniers ours. Ils appellent même leur protection, à grand renfort d’argent public pour les intérêts locaux, mais à condition que l’idiot de village puisse courir après les sangliers le dimanche, fut-ce au grand péril de l’ours.

Ainsi, pour trop de contemporains, la Nature mérite protection, mais ailleurs et après satisfaction de leurs profits, de leurs spéculations, de leurs défoulements récréationnels de demeurés.

Nous devons faire prendre conscience à cette société qu’elle est schizophrène et affirme vouloir le contraire de ce qu’elle fait, de tenir de vertueux discours écologistes, tout en sacrifiant systématiquement la Nature aux intérêts catégoriels .

Ayons le courage d’énoncer que les approches ancestrales de l’animal ne sont ni conformes aux données de la science qui prouvent l’unité profonde du vivant, ni compatibles avec les avancées de la sensibilité appelant à l’empathie pour tous les êtres, , ni acceptables au regard des exigences de préservation des espèces.

Il ne faut plus règlementer la chasse, mais l’abolir.


Enonçons, tout aussi clairement, lucidement, courageusement, que l’ensemble de la surface de la planète ne doit pas se couvrir de résidences et d’asphalte.

Faudrait-il multiplier les TCHERNOBYLE pour que fuyant la radioactivité, le grand « nuisible » laisse des espaces pour la faune sauvage ?


Ce n’est pas la Nature sous cloche que nous préconisons, car la Nature est partout chez elle, mais l’encagement des mauvais instincts de l’homme au musée des horreurs.

La France propose à l’Europe de faire bénéficier 8,5%

De son territoire du statut de Natura Deux Mille. Elle se situe au 18è-me rang des 25 pays membres, alors qu’elle possède davantage d’espaces que nombre de ses voisins septentrionaux.

Ce piètre résultat est imputable aux « nuisibles » qui refusent toute mesure effective de protection de la Nature redoutant des entraves à leur chasse, leur promotion immobilière, leur agrochimie empoisonnée, et tous ces attentats contre le vivant perpétrés par nos groupes de pressions de l’anéantissement.

Décidément, il ferait bon vivre dans ce que nos « élus locaux », en mal de népotisme prévaricateur, qualifient de « réserves d’indiens ».



Gérard CHAROLLOIS

Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean

avatar

Nombre de messages : 106
Date d'inscription : 12/02/2006

MessageSujet: Nature, mon Amour!   Sam 6 Mai à 16:57

Ces rudes propos je les trouve bien doux à mon âme éprise de verdoyante et sauvage Nature.

Dans toutes les déprédations qu'elle subit, une seule consolation, ce verset de l'Apocalypse:

"Seront détruits ceux qui détruisent la Terre!".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Quelques réflexions sur la nature et les êtres humains
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La nature en sommeil... [pv Hypnos]
» Quelques souvenirs de fête ...
» Soins prodigués par la Nature. [PV : Lïo]
» Les créatures de la nature ont besoin d'air pur
» Quelques compliments et une question.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Art de Vivre :: Ecologie :: Combat Ecologique-
Sauter vers: